Sunday, April 11, 2010

Cervus canadensis


Acrylique et huile sur toile - 35 x 45 cm - 2010

Sunday, February 21, 2010

Lavalarchives



Située à la sortie du Pont-Viau et donc à l’entrée de la ville de Laval, juste avant le tout nouveau métro, dans un non-lieu particulier, Lavalarchives consiste en une élaboration à la fois instinctive, formelle, et politique.

En exposant des bibliothèques vides dans un non-lieu de banlieue, il s’agit en quelque sorte de dénoncer d’abord l’actualité politique tout comme le territoire urbain de la ville de Laval. Quelques maigres documents d’archives accompagnent la présentation photographique en galerie du projet, mais ne se retrouvent pas dans les étagères sur le site. Il s’agit de textes obscurs et spéculatifs concernant la généalogie censitaire de l’île Jésus. Le tout se veut clair : la futilité de la vie culturelle lavalloise par une impression d’absence d’archives.

L’œuvre tente par ailleurs de donner une certaine géométrisation constructiviste au monde actuel. L’esthétique rappelle certaines géométries abstraites de minimalistes tel Donald Judd et Sol Lewitt ainsi que de constructivistes et suprématistes russes, tels Lissitzky et Malévitch. Il s’agit de ramener un ordre à la fois industrielle et mystique à la cacophonie internationale actuelle, le tout par le biais de la petite banlieue moyenne.

Monday, June 15, 2009

Livres



















Il s'agit en fait de classer la (ma) culture littéraire (mon entière bibliothèque personnelle) par théories, certes, mais aussi par couleurs, thèmes, lyrisme et subjectivité.
Comment revoir la plasticité des livres, les références intrinsèquent et l'imaginaire qui en résulte en piles différentes.




L'oeuvre ouverte - Umberto Eco
Postproduction - Nicolas Bourriaud
La transfiguration du banal - Arthur Danto

L'écriture

Les sumériens et la télévision














La Bible, Gombrich: Histoire de l'art et l'Art des nouveaux média de Michael Rush accompagnent une plaque d'argile sur laquelle est gravé un cricuit électronique d'une matrice d'une télévision. Il y a également un texte tiré de Gombrich et d'un vieu xlivre d'histoire de l'art de la préhistoire à la grèce antique, les deux concernant les Sumériens, inventeurs de l'écriture (cunéiforme).
















Cartographie du dictionnaire















Des définitions sur une papier parchemin ( ou plutôt papier fax) dont les mots renvoient à leurs définitions et ainsi de suite. Une sorte de tentative de cartographier le dictionnaire...

Sunday, May 10, 2009

Visage


Le visage est lieu.

Intermédiaire entre l'être, l'image et le monde,
Il est polygone:
Un drame;
Un théâtre polymère et polymorphe,
À l'histoire indélibile et graduelle.

Le visage est l'Être visuel.

Créations récentes



Saturday, October 11, 2008

Portraits

-Allen Ginsberg



- Wajdi Mouawad

Wednesday, June 4, 2008

Déjeuner sur l'herbe




Manet citait.
En citant Manet, il semblait important d'expliciter cet aspect de reprise, ou d'emprunt, du motif pictural, celui de la position corporelle assise avec le coude sur le genou et le point au menton, que l'artiste s'appropriait déjà. Ainsi l'extrait textuel tirée du numéro 63 de la revue Esse, arts et opinions, réfère littéralement à cette idée de citation. Aussi, le choix ici d'un texte portant sur l'esthétique relationnelle, cherche à rappeller d'abord la situation d'interraction des personnages du tableau orignal de Manet, mais vise également à l'expérimentation du propos dont il est question, soit de l'échange social qui advient autour d'une oeuvre dite d'art.

Monday, May 26, 2008

Tout amour est puissant

Intervention d'Andrea Cavagnaro à la Mission communautaire Mile-End
99, rue Bernard Ouest, Montréal
Présenté par DARE-DARE, centre de diffusion d'art multidisciplinaire de Montréal




Nappe de table et motif de fruits comme tissus d’habillement immobilier; esthétisme Kitsch, mais aussi relationnel : Tout amour est puissant, d’Andrea Cavagnaro cherche à problématiser la dichotomie entre l’espace public et privé tout en incitant à une réflexion quotidienne sur l’échange et le partage, sur l’excès et la carence.

Échelonné du 5 au 23 mai 2008, l’œuvre a prit forme dans un travail progressif nécessitant de la part de l’artiste une minutie propre aux techniques du design vestimentaire. Dans un processus nécessitant des observations, des calculs, des consultations avec le Service de préventions des incendies ainsi que des ajustements aux intempéries, l’intervention en est venue à terme après avoir recouvert la façade de la Mission communautaire du Mile-End avec de la nappe de table. Telle une névrosée, explique-t-elle métaphoriquement, il s’agit d’abord d’annoter les moindres détails dans un petit carnet, ainsi que différentes réflexions qui en découlent. C’est ainsi que, ruban à mesurer au cou, elle se penche ensuite sur le médium de la nappe de table en vinyle afin de lui donner une coupe sur mesure. Bien entendu, chaque pièce nécessite son propre patron.

Autodidacte et formée par un passage à l’université de Buenos Aires en design industriel, Cavagnaro a travaillé dans l’industrie de la mode et du cinéma. Elle s’est d’ailleurs approprié les instruments, matériaux et procédés propres à ces disciplines pour mettre en œuvre dans des villes d’Amérique du sud des interventions publiques utilisant divers tissus et textiles. En 2002, appelée par l’assemblé du quartier Palermo de Buenos Aires, elle a sortie sa pratique du contexte de galerie afin de redéfinir l’environnement social de l’après crise socio-économique en Argentine. L’esthétisme et les matériaux adoptés cherchent, depuis lors, à déstabiliser, voire détourner, l’imagerie urbaine du quotidien. Cavagnaro affirme que l’image est la clé à la subjectivité des individus et qu’en modifiant les habitudes visuelles, les réactions s’avèrent multiples et spontanées. Ses œuvres font appels à l’intimité de quiconque les aborde, tout en problématisant les questions d’ordre social et politique.

À propos de l’art public, l’artiste soutient l’idée où il s’agit d’un art qui pose un paradigme différent, une approche divergente du concept d’exposition tout en proposant une relation distincte entre les créateurs et la communauté. Décidément, si l’on retient les mots de Nicolas Bourriaud, « l’art est un état de rencontre [1]». Ainsi, lorsque Cavagnaro réalise Tout amour est puissant, en collaboration avec la Mission communautaire du Mile-End, le contexte dépasse la simple fonction de canevas. L’œuvre interpelle d’abord les passants et le public en aguichant l’œil. En général, on aime. On sourit, on regarde longtemps et on en parle. Une dame du quartier avoue même n’avoir jamais remarqué le lieu avant l’intervention. Cela permet ainsi de réfléchir non seulement sur nos habitudes visuelles, mais aussi sur l’environnement même de l’œuvre et de la Mission. Celle-ci est maintenant couverte de motifs de fruits aux teintes variant entre l’orangé, le brun et le vert, rappelant son rôle, soit celui, entre autre, de procurer de la nourriture à ceux dans le besoin tout en créant un lieu de rencontre quotidien, comme le fait la table à manger. L’intérieur abrite également une production artistique reliée à l’œuvre comme des tables recouvertes des mêmes motifs qu’à l’extérieur ainsi que certains collages de matériaux similaires épelant des mots qui rappellent les caractéristiques de l’interaction.

En abordant la réflexion sur le contexte, on notera alors l’énergie positive que l’on retrouve au sein de l’organisme. La relation générée par l’amour de son prochain relie les intervenants bénévoles aux différents citoyens qui font appel à leurs services et se reflète dans l’amour du partage et de l’échange. Tel un potlatch chez les Premières nations, l’environnement direct de la Mission est, grâce à l’amour, dynamiquement puissant dans la mesure où le troc et les services sont produits en échange ouvert. Cependant, le sens de la phrase où « tout amour est puissant » contient également un propos politique dans la mesure où l’existence de la Mission évoque en elle-même les inégalités qui subsistent dans le monde du capitalisme.

En somme, l’œuvre de Cavagnaro s’inscrit surtout dans un rapport quotidien avec les passants, ce qui rappelle aussi les mots de Marie Fraser où «être mobile instituerait donc aujourd’hui un autre rapport aux territoires de l’art, jouant subtilement à déplacer les frontières entre lieu et non-lieu. [2]»

mai 2008

[1] Nicolas Bourriaud, Esthétique relationnelle, Dijon, Presses du réel, coll. Document sur l’art, 2001, p.18.

[2] Marie Fraser, « Des lieux aux non-lieux – de la mobilité à l’immobilité », Lieux et non-lieux de l’art actuel, Montréal, Éditions Esse, 2005, p. 167.



création d'Andréa Cavagnaro
Du 5 au 23 mai 2008
Vernissage à la Mission communautaire du Mile-End
Vendredi 23 mai de 16h à 20h
Démontage
Jeudi 30 juin 2008
Présenté par DARE-DARE dans le cadre de dis/location: projet d'articulation urbaine

Renseignements
www.dare-dare.org
andreacavagnaro.blogspot.com